Nans les pins

Prévention: intervention du 7 juin auprès des classes CM1&CM2 de la Celle 

Vu dans var-matin du 7 juin – édition Brignoles : L’entrée en sixième est un grand moment de la vie scolaire, pour les enfants comme pour les parents. Les anciens « grands » de l’école primaire redeviennent les « petits » au collège. Ils doivent apprendre à gérer un emploi du temps complexe, jongler avec une dizaine de professeurs différents et déjouer tous les pièges qu’ils peuvent rencontrer.

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(retranscription de l’article paru dans var-matin, édition Nans-les-Pins du 28 mai) Bernard Leydet, administrateur chargé des questions de prévention au sein du Comité du Var de la Ligue contre le cancer et Janine Bellot ont organisé une séance de « prévention santé chez les jeunes enfants »à l’école élémentaire de La Ferrage.

Bernard Leydet, administrateur chargé des questions de prévention au sein du Comité du Var de la Ligue contre le cancer et Janine Bellot (1) ont organisé une séance de « prévention santé chez les jeunes enfants »à l’école élémentaire de La Ferrage. Cette opération de sensibilisation, soutenue par la municipalité, concernant deux classes de CM2, visait à lancer le débat sur les risques de l’addiction : alcool « binge drinking », cannabis « drogues hallucinogènes et tabac.

Bientôt collégiens, les jeunes seront confrontés à de nouvelles tentations, et depuis plus de vingt ans, cette équipe de bénévoles explique aux enfants les dangers du tabac sur la santé.

Les écoliers ont réagissant aux vidéos proposées pendant la séance. Le débat, ponctué de leurs nombreuses questions, a été animé. Les adultes ont profité de l’exercice pour insister : « Il est plus simple de ne pas tomber dans les pièges de l’addiction, que d’en sortir », a souligné la directrice de l’établissement scolaire. La projection s’est terminée par une chanson : « Allez viens hop !… Vite ! Rejoins Pataclope ! » (2), et par un petit rafraîchissement.

Photo « var-matin » –

Article integral de var-matin du 9 avril : Le premier jeudi de chaque mois, de 9 h 30 à 11 h 30, sont organisées, dans la salle du 3e âge, place de Verdun, des séances de sophrologie, animées par Joselyne Dodeux. Le comité du Var de la Ligue contre le cancer les dispense gracieusement aux malades et aux accompagnants.

À ce jour, six communes, Nans-les-Pins, Rougiers, Plan-d’Aups, Brignoles, Saint-Maximin et Saint-Zacharie sont en partenariat autour d’un même slogan : « La maladie isole, la parole rassemble ».

Marie-Thérèse, Maggy, Dominique, Nadine, et Joselyne Dodeux qui conduit, selon ses propres termes, « un espace-temps de partage avec les autres dans l’écoute et la bienveillance », sont tous présents.

Les échanges sont nombreux, les demandes vives, les attentes claires, et la maladie présente. Insidieuse, elle s’installe à chaque place, à chaque contour de vie, elle menace, agresse, trouble et démolit. Pourtant, Joselyne Dodeux, sophrologue, explique qu’il vaut mieux apprendre à « bien vivre » avec elle. « L’idéal serait de pouvoir accepter la maladie et à lâcher prise », souligne-t-elle.

Lâcher prise pour mieux la comprendre, pour mieux la cerner, pour peut-être mieux l’éliminer.

Porter un regard à l’intérieur de soi, c’est aussi prendre conscience que la guérison n’arrive jamais vite, elle prend son temps et il est nécessaire de l’accepter : « Apprendre à être patient », chuchote Joselyne. Les yeux se ferment, la séance de sophro-relaxation commence. Les patients se plongent ailleurs, très loin d’elle.

Soirée de l’Espoir organisé comme tous les ans par la délégation de Nans/ Plan d’Aups Ste Baume dont le responsable est Bernard leydet
Parmi les innovations, cette année pendant le repas une animation musicale qui accompagnera la prestation du restaurateur.
La conférence sera présentée par  Guillemond Fabienne du Centre Régional anticancéreux de Marseille dont nous avons pu apprécier les travaux avec l’attribution du Prix Var 2018 remis par le Comité ,du var.  Elle commentera avec le maximum de pédagogie pour les personnes présentes « grand public » les résultats étonnants et très prometteurs de ses recherches sur le cancer du pancréas. Ils permettent de mieux comprendre les raisons de la résistance aux thérapies habituelles de ce cancer très agressif qui est en passe de devenir la deuxième cause de mortalité par cette maladie.
La soirée se terminera dans cette ambiance musicale avec le tirage au sort de la tombola encore dotée cette année d’une cinquantaine de lots grâce à de généreux donateurs de la communauté d’agglomération de la Provence verte.

Vous pouvez visualiser et télécharger le bulletin d’inscription en cliquant ici.

Nous avons rencontré Fabienne Guillaumond, chercheur Inserm à l’occasion de la remise du « Prix var » par le comité du var de la Ligue contre le cancer. Les travaux de l’équipe de Fabienne Guillaumond, portent sur le cancer du pancréas. Ils consistent à étudier les changements métaboliques et à rechercher des cibles thérapeutiques des cellules tumorales qui vont altérer et bloquer le métabolisme des tumeurs pancréatiques.

Pierre Bégliomini : Fabienne Guillaumond, vous venez de recevoir le prix var 2018 de la part du Comité du var de la Ligue contre le cancer,  quels sont vos sentiments à cet égard ?

Fabienne Guillaumond : Je suis très ému et heureuse de recevoir ce Prix. je vais pouvoir poursuivre ma recherche sur le cancer du pancréas grâce, en partie, à ce prix, et ainsi continuer à essayer d’améliorer la qualité de vie et la survie des patients  atteints de ce cancer.  

Pierre Bégliomini : Ce cancer ne constitue t-il pas une tumeur particulièrement meurtrière dans l’échelle de dangerosité des cancers ?

Fabienne Guillaumond : Effectivement, le cancer du pancréas fait partie des cinq cancers les plus meurtriers. Il s’agit d’une tumeur très petite mais extrêmement agressive du fait  de ses caractéristiques anatomopathologique. Il faut savoir que 80% des patients qui sont diagnostiqués présentent déjà une tumeur localement avancée et métastatique qui, à ce jour, est incurable.

Pierre Bégliomini : Quel est le fonctionnement de cette tumeur ?

Fabienne Guillaumond : Cette tumeur très agressive est composée de cellules tumorales, mais également d’un environnement de cellules non tumorales que l’on appelle le stroma. Celui-ci crée une barrière qui va limiter l’accès des drogues, l’oxygénation et l’apport de nutriments aux cellules tumorales. Mais, malgré cet environnement très hostile à leur croissance, certaines cellules sont capables de résister et de se développer en modifiant leur activité métabolique . . Ces tumeurs possèdent une flexibilité métabolique qui leur permet de s’adapter à ces conditions extrêmes.

Pierre Bégliomini : Face à ces conditions extrêmes, en quoi consiste exactement vos travaux ?

Fabienne Guillaumond : Notre travail consiste à étudier les changements métaboliques de ces cellules tumorales pancréatiques, engendrés par cette faible teneur en oxygène et en nutriments.  A partir de ce constat, nous recherchons les cibles thérapeutiques qui, en association avec la chimiothérapie, vont altérer et bloquer le métabolisme de ces tumeurs et induire une régression tumorale et améliorer la qualité de vie des malades atteints de ce cancer.

Pierre Bégliomini : Pour l’instant, face à ce terrible cancer, il n’y a toujours aucun traitement, vous me le confirmez ?

Fabienne Guillaumond : Aujourd’hui, les traitements permettent seulement de prolonger la survie des patients de quelques mois et des efforts doivent être faits pour trouver des traitements plus efficaces.

Pierre Bégliomini : Concernant vos recherches, vous les testez sur des souris qui répondent favorablement, mais se rapproche-t-on des essais thérapeutiques sur l’homme ?

Fabienne Guillaumond :  Pour le moment, nous sommes toujours , effectivement, en phase de recherche appliquée, notre modèle étant  la souris (en opposition à la recherche fondamentale, ce qui est une avancée), on espère que nos recherches, portant sur l’adressage spécifique d’agents cancéreux à la tumeur, par le biais d’un acteur métabolique, aboutiront à des essais cliniques.

Pierre Bégliomini : Vos recherches représentent donc un nouvel espoir pour les malades atteints de cette maladie ?

Fabienne Guillaumond :  Oui, bien entendu, mais nos résultats obtenus chez la souris doivent être validés chez l’homme et le malade, et nous n’en sommes pas encore à ce stade.

Pierre Bégliomini : Combien de temps, est-ce- que cela se compte en années ou en dizaines d’années ?

Fabienne Guillaumond :  Comme je viens de vous le dire, je ne m’aventurerais pas à vous donner  un laps de temps, mais quelques années de recherche me semblent plus appropriées.

Pierre Bégliomini : Collaborez-vous avec d’autres équipes qui pratiqueraient des recherches similaires ?

Fabienne Guillaumond :  Nous collaborons,  d’une part, effectivement, avec d’autres équipes nationales qui travaillent aussi sur le cancer du pancréas et nous mettons, d’ores et déjà, tous nos efforts en commun et, d’autre part, notre équipe travaille avec une société privée qui développe des outils très prometteurs  permettant un ciblage spécifique de la tumeur par des agents d’imagerie ou thérapeutiques, ceci en vue d’améliorer le diagnostic  et le le traitement des patients.

Pierre Bégliomini : Comment se passe la recherche au quotidien dans vos laboratoires à l’Inserm de Marseille ?

Fabienne Guillaumond :  Concrètement, notre équipe au CRCM de Marseille, labellisée par la « ligue contre le cancer »,  s’intéresse au métabolisme tumoral pancréatique.  Elle est dirigée par Sophie Vasseur et j’ai été recrutée dans cette équipe, il y a deux ans. Je codirige au sein de ce groupe deux étudiants en thèse. Actuellement,  cette équipe est constituée de trois doctorants et d’un ingénieur d’études. Et nous travaillons sur cette recherche au quotidien.

Pierre Bégliomini : Comment financez-vous cette recherche ?

Fabienne Guillaumond : Notre financement dépend majoritairement d’associations caritatives telles que la Ligue contre le cancer, et j’en profite pour remercier le comité du var pour l’attribution de ce « Prix Var » à notre équipe.

Pierre Bégliomini :Il est, donc, important pour votre équipe de faire connaître vos travaux au plus grand nombre de professionnels de manière à drainer le plus de financements possibles ?

Fabienne Guillaumond : Tout à fait, et c’est au travers de journée comme celle-ci, que je vais promouvoir notre recherche et  la valoriser.

Propos receuillis par Pierre Bégliomini – journaliste multimédia

Professeur Dominique Maraninchi

Samedi 7 octobre à partir de 19h30 à Nans-les-Pins à la salle des vignerons se tiendra la soirée de l’espoir (repas et conférence) avec le Professeur Dominique Maraninchi. Cette soirée est organisée par la délégation de Nans-Les-Pins/Plan d’Aups/ Ste Baume sous la responsabilité de Bernard Leydet.

On ne présente plus Dominique Maraninchi, Professeur en cancérologie à l’Institut Paoli-Calmettes de Marseille et Directeur de ce centre pendant 16 ans, Conseiller permanent d’orientation de la Mission Interministérielle pour la Lutte contre le Cancer depuis 2003. Entre 2006 et 2011, il dirige l’INCA,l’Institut National du Cancer, puis il est nommé Directeur Général de L’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé jusqu’en 2014. Depuis il est retourné à l’Institut Paoli-Calmettes où il développe plusieurs projets dans le cadre général de la « démocratie sanitaire » et plus spécifiquement sur la participation active des patients à la surveillance des effets secondaires de leurs traitements. Continuer la lecture