Conférences

Soirée de l’Espoir organisé comme tous les ans par la délégation de Nans/ Plan d’Aups Ste Baume dont le responsable est Bernard leydet
Parmi les innovations, cette année pendant le repas une animation musicale qui accompagnera la prestation du restaurateur.
La conférence sera présentée par  Guillemond Fabienne du Centre Régional anticancéreux de Marseille dont nous avons pu apprécier les travaux avec l’attribution du Prix Var 2018 remis par le Comité ,du var.  Elle commentera avec le maximum de pédagogie pour les personnes présentes « grand public » les résultats étonnants et très prometteurs de ses recherches sur le cancer du pancréas. Ils permettent de mieux comprendre les raisons de la résistance aux thérapies habituelles de ce cancer très agressif qui est en passe de devenir la deuxième cause de mortalité par cette maladie.
La soirée se terminera dans cette ambiance musicale avec le tirage au sort de la tombola encore dotée cette année d’une cinquantaine de lots grâce à de généreux donateurs de la communauté d’agglomération de la Provence verte.

Vous pouvez visualiser et télécharger le bulletin d’inscription en cliquant ici.

Nous avons rencontré Fabienne Guillaumond, chercheur Inserm à l’occasion de la remise du « Prix var » par le comité du var de la Ligue contre le cancer. Les travaux de l’équipe de Fabienne Guillaumond, portent sur le cancer du pancréas. Ils consistent à étudier les changements métaboliques et à rechercher des cibles thérapeutiques des cellules tumorales qui vont altérer et bloquer le métabolisme des tumeurs pancréatiques.

Pierre Bégliomini : Fabienne Guillaumond, vous venez de recevoir le prix var 2018 de la part du Comité du var de la Ligue contre le cancer,  quels sont vos sentiments à cet égard ?

Fabienne Guillaumond : Je suis très ému et heureuse de recevoir ce Prix. je vais pouvoir poursuivre ma recherche sur le cancer du pancréas grâce, en partie, à ce prix, et ainsi continuer à essayer d’améliorer la qualité de vie et la survie des patients  atteints de ce cancer.  

Pierre Bégliomini : Ce cancer ne constitue t-il pas une tumeur particulièrement meurtrière dans l’échelle de dangerosité des cancers ?

Fabienne Guillaumond : Effectivement, le cancer du pancréas fait partie des cinq cancers les plus meurtriers. Il s’agit d’une tumeur très petite mais extrêmement agressive du fait  de ses caractéristiques anatomopathologique. Il faut savoir que 80% des patients qui sont diagnostiqués présentent déjà une tumeur localement avancée et métastatique qui, à ce jour, est incurable.

Pierre Bégliomini : Quel est le fonctionnement de cette tumeur ?

Fabienne Guillaumond : Cette tumeur très agressive est composée de cellules tumorales, mais également d’un environnement de cellules non tumorales que l’on appelle le stroma. Celui-ci crée une barrière qui va limiter l’accès des drogues, l’oxygénation et l’apport de nutriments aux cellules tumorales. Mais, malgré cet environnement très hostile à leur croissance, certaines cellules sont capables de résister et de se développer en modifiant leur activité métabolique . . Ces tumeurs possèdent une flexibilité métabolique qui leur permet de s’adapter à ces conditions extrêmes.

Pierre Bégliomini : Face à ces conditions extrêmes, en quoi consiste exactement vos travaux ?

Fabienne Guillaumond : Notre travail consiste à étudier les changements métaboliques de ces cellules tumorales pancréatiques, engendrés par cette faible teneur en oxygène et en nutriments.  A partir de ce constat, nous recherchons les cibles thérapeutiques qui, en association avec la chimiothérapie, vont altérer et bloquer le métabolisme de ces tumeurs et induire une régression tumorale et améliorer la qualité de vie des malades atteints de ce cancer.

Pierre Bégliomini : Pour l’instant, face à ce terrible cancer, il n’y a toujours aucun traitement, vous me le confirmez ?

Fabienne Guillaumond : Aujourd’hui, les traitements permettent seulement de prolonger la survie des patients de quelques mois et des efforts doivent être faits pour trouver des traitements plus efficaces.

Pierre Bégliomini : Concernant vos recherches, vous les testez sur des souris qui répondent favorablement, mais se rapproche-t-on des essais thérapeutiques sur l’homme ?

Fabienne Guillaumond :  Pour le moment, nous sommes toujours , effectivement, en phase de recherche appliquée, notre modèle étant  la souris (en opposition à la recherche fondamentale, ce qui est une avancée), on espère que nos recherches, portant sur l’adressage spécifique d’agents cancéreux à la tumeur, par le biais d’un acteur métabolique, aboutiront à des essais cliniques.

Pierre Bégliomini : Vos recherches représentent donc un nouvel espoir pour les malades atteints de cette maladie ?

Fabienne Guillaumond :  Oui, bien entendu, mais nos résultats obtenus chez la souris doivent être validés chez l’homme et le malade, et nous n’en sommes pas encore à ce stade.

Pierre Bégliomini : Combien de temps, est-ce- que cela se compte en années ou en dizaines d’années ?

Fabienne Guillaumond :  Comme je viens de vous le dire, je ne m’aventurerais pas à vous donner  un laps de temps, mais quelques années de recherche me semblent plus appropriées.

Pierre Bégliomini : Collaborez-vous avec d’autres équipes qui pratiqueraient des recherches similaires ?

Fabienne Guillaumond :  Nous collaborons,  d’une part, effectivement, avec d’autres équipes nationales qui travaillent aussi sur le cancer du pancréas et nous mettons, d’ores et déjà, tous nos efforts en commun et, d’autre part, notre équipe travaille avec une société privée qui développe des outils très prometteurs  permettant un ciblage spécifique de la tumeur par des agents d’imagerie ou thérapeutiques, ceci en vue d’améliorer le diagnostic  et le le traitement des patients.

Pierre Bégliomini : Comment se passe la recherche au quotidien dans vos laboratoires à l’Inserm de Marseille ?

Fabienne Guillaumond :  Concrètement, notre équipe au CRCM de Marseille, labellisée par la « ligue contre le cancer »,  s’intéresse au métabolisme tumoral pancréatique.  Elle est dirigée par Sophie Vasseur et j’ai été recrutée dans cette équipe, il y a deux ans. Je codirige au sein de ce groupe deux étudiants en thèse. Actuellement,  cette équipe est constituée de trois doctorants et d’un ingénieur d’études. Et nous travaillons sur cette recherche au quotidien.

Pierre Bégliomini : Comment financez-vous cette recherche ?

Fabienne Guillaumond : Notre financement dépend majoritairement d’associations caritatives telles que la Ligue contre le cancer, et j’en profite pour remercier le comité du var pour l’attribution de ce « Prix Var » à notre équipe.

Pierre Bégliomini :Il est, donc, important pour votre équipe de faire connaître vos travaux au plus grand nombre de professionnels de manière à drainer le plus de financements possibles ?

Fabienne Guillaumond : Tout à fait, et c’est au travers de journée comme celle-ci, que je vais promouvoir notre recherche et  la valoriser.

Propos receuillis par Pierre Bégliomini – journaliste multimédia

  • Retrouvez, en fin d’article, le reportage vidéo du comité du var sur la pièce de théâtre « T’as le kit colo ? » réalisé à l’occasion de « Mars bleu 2017 » dans le cadre du « théâtre forum » 

« Mars Bleu » est en effet LE mois de promotion du dépistage organisé du cancer colorectal. Le Comité du var de la Ligue contre le cancer relaye cette opération durant tout le mois de mars dans tout le var, s’engage et organise avec ses partenaires des actions de prévention, de sensibilisation, d’information partout dans le var et fait le point sur les avancées de la recherche qu’elle soutient.

Parce que 9 cancers colorectaux sur 10 détectés précocement peuvent être guéris, la Ligue souhaite changer l’image du dépistage de ce cancer. C’est aujourd’hui un cancer « évitable » car la coloscopie peut permettre l’éradication des polypes et lésions précancéreuses. Il convient de créer un électrochoc dans l’opinion pour lever les doutes, les craintes, les préjugés et favoriser une meilleure connaissance des facteurs de risque et une meilleure adhésion au dépistage.

Vous trouverez, ci-dessous, le calendrier complet des actions que nous menons durant le mois de mars : Continuer la lecture

Professeur Dominique Maraninchi

Samedi 7 octobre à partir de 19h30 à Nans-les-Pins à la salle des vignerons se tiendra la soirée de l’espoir (repas et conférence) avec le Professeur Dominique Maraninchi. Cette soirée est organisée par la délégation de Nans-Les-Pins/Plan d’Aups/ Ste Baume sous la responsabilité de Bernard Leydet.

On ne présente plus Dominique Maraninchi, Professeur en cancérologie à l’Institut Paoli-Calmettes de Marseille et Directeur de ce centre pendant 16 ans, Conseiller permanent d’orientation de la Mission Interministérielle pour la Lutte contre le Cancer depuis 2003. Entre 2006 et 2011, il dirige l’INCA,l’Institut National du Cancer, puis il est nommé Directeur Général de L’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé jusqu’en 2014. Depuis il est retourné à l’Institut Paoli-Calmettes où il développe plusieurs projets dans le cadre général de la « démocratie sanitaire » et plus spécifiquement sur la participation active des patients à la surveillance des effets secondaires de leurs traitements. Continuer la lecture

Reportage TV en fin d’article – Travailler sur les principaux besoins et attentes des patients et de leurs proches constituait l’objectif des Assises du Cancer de la Prostate qui s’est tenu fin mars au palais des congrès de Toulon en présence d’une vingtaine des principaux acteurs varois de la prise en charge de ce cancer. Pour la première fois,  ce sont les professionnels de la santé qui venaient consulter leurs patients comme le confirme Pierre Philip, médecin généraliste et membre du comité de pilotage de ces assises : « C’est la grande originalité de cette journée. Nous sommes à l’écoute des patients varois. Il y a des thématique et des ateliers et nous allons insister sur les effets secondaires des traitements, prendre en compte les choix des patients et insister sur l’impact psychologique du diagnostic. »

Faisant cause commune, des professionnels de santé et une centaine de patients et proches se sont réunis pour échanger sur le parcours de vie du patient, à travers son vécu physique, psychologique et social. Pour Jean-François Berdah, oncologue et membre du comité de pilotage de ces assises, celles-ci répondent réellement à une demande de la part des patients varois : « C’est une première nécessaire dans le var face au besoin de dialogue et d’écoute  d’un grand nombre de varois touché ou non par cette maladie. En cabinet, nous n’avons malheureusement pas le temps nécessaire à consacrer à chaque patient. Il était donc indispensable d’initier un grand moment d’échange et de fédérer patients et professionnels de la santé afin de mettre en évidence les problématiques posées. » Continuer la lecture

La délégation de Sanary organise, en faveur de l’aide à la recherche et de l’assistance aux malades du var, samedi 13 mai à la salle Guicharge à Sanary, à partir de 19h00, une conférence – débat avec pour invité Olivier Gisserot, chef du service oncologie à la clinique du cap d’or.  celle-ci sera suivie, pour ceux qui le désirent, d’un dîner dansant animé par Senior DJ.

Le tarif pour le dîner dansant est de 30 € par personne, mais l’accès est gratuit pour la conférence.

Pour tous renseignements et réservations avant mercredi 10 mai, téléphonez au 04 94 74 04 50.