Article de var-matin édition Brignoles par B. G.-C. Publié le 06/03/2020.

Après s’être aperçue du caractère de « mauvais élèves » des Tourvains, n’effectuant que trop peu le dépistage du cancer colorectal, la maison pluridisciplinaire de santé de Tourves-La Celle a organisé une matinée consacrée à ce thème.

Après s’être aperçue du caractère de « mauvais élèves » des Tourvains, n’effectuant que trop peu le dépistage du cancer colorectal, la maison pluridisciplinaire de santé de Tourves-La Celle a organisé une matinée consacrée à ce thème. Ainsi, le docteur Jean-Louis Wendling, médecin coordinateur du centre régional de dépistage, vice-président de la Ligue contre le cancer, accompagné d’autres professionnels, a conduit la visite dans le côlon gonflable, expliqué la facilité du dépistage et rappelé son importance. Le cancer du côlon est le troisième cancer le plus répandu, le deuxième le plus mortel.

Chaque année, il touche 43 000 personnes et fait 18 000 morts, un véritable enjeu de santé publique qui n’est pas assez pris en compte alors que le dépistage est d’une simplicité effarante : un papier à coller sur la lunette des toilettes, une petite brosse pour récupérer un échantillon, une lettre pré-timbrée, une prise en charge totale de la Sécurité sociale. Les professionnels recherchent par la suite la présence de sang, invisible à l’œil nu, dans les selles. En ce cas seulement, une coloscopie est requise, elle peut indiquer la présence de polypes. Dans seulement 1 % des cas, un cancer est décelé. Pris à temps, il est soignable 9 fois sur 10. Seulement 30 % des Français de 50 à 74 ans effectuent ce test tous les deux ans, l’occasion de rappeler la nécessité de faire des frottis tous les trois ans de 25 à 65 ans et celle de faire une mammographie tous les deux ans de 50 à 74 ans.

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