Janine Bellot, Bernard Leydet et Josselyne Dodeux ont posé avec les personnes qui ont participé à un atelier de deux heures dans la salle du troisième âge. JJS

Des ateliers de sophrologie, une bulle protectrice pendant et après le cancer par J.-J.S M – Publié le 12/02/2020 sur var-matin.

«La maladie isole, la parole rassemble ».

«La maladie isole, la parole rassemble ». Tel est le slogan des ateliers de sophrologie qu’organise le comité du Var de la Ligue contre le cancer lors de séances dispensées gracieusement. Le premier jeudi de chaque mois, Josselyne Dodeux, sophrologue à Hyères, se rend à Nans-les-Pins pour animer deux heures de rencontre avec des malades et des accompagnants.

Bernard Leydet, président de la délégation du village, s’implique totalement dans ce type de partenariat, comme avec les communes de Rougiers, Plan-d’Aups, Saint-Maximin, Brignoles et Saint-Zacharie.

Josselyne Dodeux décrit ce qu’est un atelier de sophrologie « qui offre aux malades et aux aidants confrontés au cancer, un espace de mieux-être à l’image d’une bulle protectrice. C’est un lieu de partage où le patient est pris en compte en tant qu’être humain, dans ce qu’il est, ce qu’il ressent, la maladie étant gérée par le corps médical. » C’est un lieu où le patient se sent accompagné, dans la discrétion et la confidentialité pour découvrir ses capacités et ses potentialités, ainsi que ses limites dans sa relation avec lui et les autres. C’est un lieu d’écoute où compréhension et empathie permettent de créer du lien social. Ainsi le patient ne reste pas figé sur l’image du « patient en survie », mais apprend à se prendre en main pour devenir acteur de sa vie et ne plus être dans la victimisation.

Deux participantes ont témoigné des bienfaits de ces séances. Paulette présente depuis sept ans s’est exprimée « sur le besoin d’avoir une oreille qui comprend. Quelqu’un qui a eu un cancer sait ce que c’est. Quelqu’un qui ne l’a pas eu ne peut pas comprendre. » Nathalie, elle, a reconnu « qu’après le traitement il n’y a plus rien. Après cinq ans de traitement en continu, quatre ans de sophrologie et de discussions m’ont aidée à gérer la maison, l’émotionnel et plus encore. On ne peut pas reprendre sa vie comme avant et il faut l’accepter. J’ai repris ma vie professionnelle en août 2019 ayant été malade en 2011. »

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