ocobre-rosePour la 9 ème année consécutive, l’Institut national du cancer et ses partenaires, dont le Comité du var de la  Ligue Nationale contre le cancer, mèneront en octobre une campagne d’information à destination des femmes de 50 à 74 ans concernées par le dépistage organisé. L’objectif majeur est de leur apporter les réponses aux questions qu’elles se posent sur le fonctionnement du dépistage, ses avantages mais aussi ses inconvénients ; des informations qui permettront aux femmes de faire un choix éclairé quant à leur participation.

Il faut savoir qu’à partir de 50 ans, la mammographie est recommandée tous les deux ans.  Au cours de sa vie, 1 femme sur 8 sera confrontée au cancer du sein. Le cancer du sein est en France le cancer le plus fréquent chez la femme. Il est aussi la première cause de décès par cancer chez la femme. Le dépistage est donc un acte important pour lutter contre ce cancer ! En effet, lorsque le cancer est déctecté tôt, il est guéri dans 9 cas sur 10.

Le Comité du var et ISIS 83 seront présents à vos côtés durant tout le mois d’octobre 2013 pour répondre aux questions du public sur ce dépistage. Lieux : Polyclinique Notre Dame à Draguignan (8 octobre), Centre Hospitalier Intercommunal Toulon-La Seyne (9 octobre), Hôpital Sainte Anne (9 octobre), Clinique Saint Jean (14 octobre), Clinique du cap d’Or (16 octobre), Centre Hospitalier de Brignoles (17 octobre), Centre Hospitalier Intercommunal de Fréjus- Saint Raphael (22 octobre),  Centre Hospitalier de Hyères (25 octobre), Clinique Sainte-Marguerite (28 octobre).

draguignanPar ailleurs, une journée de sensibilisation est organisée le jeudi 24 octobre au théâtre communautaire de Draguignan avec une conférence à 18h30

Au cours de ces rencontres, le comité distribuera gratuitement des bracelets et vendra des tee-shirt labélisés « Octobre rose »

La Ligue demande notamment le remboursement des frais cachés : Avec environ 49 000 nouveaux cas par an et plus de 11 800 décès estimés en 2012 en France, le cancer du sein se positionne au premier rang des décès par cancer chez la femme. Force est de constater que, depuis quelques années, la participation au dépistage organisé s’essouffle et stagne pour atteindre 52% des femmes de plus de 50 ans. Au niveau européen, la France se classe parmi les mauvais élèves avec un retard de 18% en moyenne. En s’appuyant sur des expérimentations locales ou des mesures déjà déployées pour d’autres pathologies, la Ligue contre le cancer demande aux pouvoirs publics le déploiement d’actions visant à augmenter la participation au dépistage organisé du cancer du sein. Pour lever tous les freins, la Ligue demande la mise en place de :

– Remboursement à 100% des examens complémentaires dans le cadre du dépistage organisé du cancer du sein
– Remboursement des frais de transport du lieu de vie ou de travail vers le centre de radiologie
– Intégration d’une autorisation d’absence dans le code du travail
– Intégration d’un calendrier des « dépistages » dans les logiciels métiers « dossier patient informatisé » des médecins généralistes
Un cancer du sein détecté à un stade précoce peut être guéri dans plus de 9 cas sur 10. Le dépistage organisé du cancer du sein est essentiel et doit être privilégié au dépistage individuel. En effet, le dépistage organisé du cancer du sein bénéficie d’une qualité et d’une sécurité accrue, reposant sur la deuxième lecture des clichés de mammographie, permettant de récupérer environ 9% des cas de cancers.

En 2013, le dépistage rime encore trop souvent avec « inégalité » et « iniquité »

Le dépistage organisé du cancer du sein permet, à toutes les femmes de 50 à 74 ans, de réaliser d’une mammographie tous les deux ans. Gratuit car remboursé par la Sécurité sociale, il peut cependant s’accompagner de coûts cachés et de difficultés pratiques insurmontables pour certaines catégories de la population : difficultés de transport pour se rendre dans un lieu de dépistage en région ou dans les banlieues enclavées, nécessité de demander une autorisation d’absence à l’employeur, coût d’une éventuelle visite additionnelle chez un médecin… autant de raisons qui découragent des centaines de milliers de femmes.

Les tabous liés à la mammographie, l’enclavement, le manque d’information et/ou la non adaptation de l’information aux questions spécifiques de telle ou telle catégorie de population, le manque d’information des professionnels de santé ou des personnes relais sont autant d’éléments qui expliquent en grande partie l’inégalité du dépistage sur notre territoire.

La Ligue contre le cancer demande des mesures phares, concrètes et rationnelles

« Octobre Rose doit, plus que jamais, être un moment d’échanges et de mobilisation des quatre millions de femmes concernées chaque année par le dépistage du cancer du sein. Il est possible d’agir pour réduire ces inégalités en soutenant les femmes qui ne peuvent supporter les coûts cachés et difficultés sociales qu’entraînent un dépistage pourtant impératif. » explique Jacqueline Godet, présidente de la Ligue contre le cancer.

Remboursement à 100% des examens complémentaires dans le cadre du dépistage organisé du cancer du sein

L’acte de mammographie peut parfois être complété par la réalisation d’examens complémentaires, comme une échographie, entraînant actuellement un reste à charge, car non pris en charge intégralement par l’assurance maladie. Lorsqu’ils sont nécessaires et justifiés, il est primordial que ces examens médicaux bénéficient d’une prise en charge à 100%.

Remboursement des frais de transport du lieu de vie ou de travail vers le centre de radiologie

Cabinets de radiologie éloignés, coûts de frais de transport importants… autant d’inconvénients qui limitent la participation au dépistage. Pour contrer cet obstacle, le conseil général de l’Aisne propose une prise en charge forfaitaire de bons de transport en autocar ou en taxi d’une valeur de 40 € pour les femmes qui habitent à plus de 15 kilomètres du cabinet de radiologie. Dans une politique de santé publique égalitaire, la Ligue demande à l’État de généraliser cette mesure de remboursement à toute la France.

Intégration d’une autorisation d’absence dans le code du travail

Soulignons que les horaires d’ouverture des centres de radiologie sont identiques aux horaires de travail de la plupart des travailleuses concernées. Aussi, au même titre que la visite médicale du travail, le temps d’absence du travail nécessité par l’examen de mammographie doit être pris sur les heures de travail des salariés sans qu’aucune retenue de salaire ne puisse être opérée.

Intégration d’un calendrier des « dépistages » dans les logiciels métiers « dossier patient informatisé » des médecins généralistes

À l’instar du calendrier vaccinal, qui alerte les médecins généralistes de la date de rappel des vaccins en fonction de chaque patient et de son âge, la Ligue contre le cancer demande à la direction générale de la Santé la mise en place obligatoire d’un calendrier des « dépistages » dans le « Dossier patient informatisé ».

À la veille de la sortie du Plan cancer III qui devrait placer la lutte contre les inégalités au cœur des enjeux des prochaines années, ces mesures simples permettraient non seulement d’aider concrètement les femmes mais seraient aussi des mesures économiquement rationnelles et intelligentes car les traitements précoces sont évidemment plus efficaces et beaucoup moins coûteux pour la société.

Rappel des chiffres clés

Parce que le dépistage organisé ne séduit pas assez…
Seulement 52,7% de la population concernée suit le dépistage organisé contre 70% recommandés à l’échelle européenne. Et pourtant pour l’année 2010, plus de 16 000 cancers du sein ont été découverts par le dépistage organisé. La seconde lecture a permis de dépister environ 6 à 7% de ces cancers, et en son absence, ce sont plus 1000 femmes qui auraient subi une véritable perte de chance. 
Ce programme permet de détecter chez les femmes de 50 à 74 ans, des cancers alors qu’ils sont non palpables, et majoritairement des cancers invasifs sans envahissement des ganglions, gage d’un bon pronostic.

… et est très inégal sur le territoire :
La participation des femmes au dépistage organisé reste encore très inégale selon les régions, les origines et les classes sociales. Selon les régions par exemple : certaines présentent, pour la période 2011-2012, une participation supérieure à 60 % (Pays-de-la-Loire, Centre, Limousin, Bretagne) tandis que d’autres ont des taux inférieurs à 45 % (le département de Paris se distingue par le taux le plus faible de 27,2%).

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